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01 / 03 / 2006,
22:22
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Paris 2010.
L’espionnage des adresses mac des hommes politiques ne fait l’objet
d’aucun contrôle judiciaire. Une faille dans le droit français. Le seul à en
connaître la réalité est le ministre de l’intérieur. Officiellement, cette
cellule n’existe pas. Elle est à part des équipes classiques de veille sur le
net.
Eux collectent des données sur des pseudos , des adresses mac, des boites
aux lettres pour les plus virulents, pertinents ou dangereux pour la sûreté de
l’état. Ils aiment bien se servir sur les listes de membre des foras… Ils
piratent aussi les listes de pétition et font des recoupements (pseudos, fora
usuels, évaluation activisme, tendance politique). Et leurs travaux filent vers
une autre section, dite d’état civil…
La CNIL n’a bien sûr pas besoin d’être au courant.
Il y a, en concertation avec la gendarmerie, des sous-sections
spécialisées dans la pédophilie, le terrorisme, le blanchiment d’argent, les
trafics en tout genre.
Mais la Cellule Politique, comme la Cellule « Entreprises et industries
sensibles » travaille à l’envers. On a les noms des politiques et on veut
retrouver les autres éléments.
Ensuite, on sniffe les flux entrants et sortants.
Et pareil, on classe.
Par politique, il n’y a bien sûr pas les deux millions de personnes
impliquées électoralement qui sont traités dans cette Cellule. Mais par contre,
de nombreuses vedettes, des journalistes entre autres gens influents ou
médiatiquement importants en font partie.
Le Ministre de l’intérieur y place un de ses meilleurs hommes de
confiance … de l’ombre. Un peu plus que la quarantaine, taille moyenne, un passé
de militaire (renseignements) exemplaire, un goût du secret et surtout une
passion pour les outils informatiques et leurs fonctionnalités. Il sait croiser
la carpe et le lapin pour trouver le dénominateur commun. A cela, il faut
rajouter un sens de la droiture qui lui permet d’assumer ses tâches parfois à la
limite de la légalité. « Mieux vaut que ce soit moi qui le fasse et pas un
salopard car moi, je sais pourquoi je le fais ». Et une méchante habitude de
porter très souvent une sucette à la bouche depuis qu’il a arrêté de
fumer.
Petit tour des effectifs : 20 personnes . 1 chef, 1 adjoint, 3 équipes,
changement toutes les 24 h. Un ordinateur par personne et 3 serveurs
surdimensionnés.
Dans chaque équipe, un programmeur pour les automates de recherche et la
gestion des bases un spécialiste réseau, un spécialiste Web un spécialiste UNIX
,et un spécialiste people. Le chef d’équipe quand à lui est spécialiste
renseignement.
Après trois jours d’adaptation, l’homme à la sucette constate que un
député sur trois est compromis par le lobby des majors. Menace de plainte pour
avoir piraté quelques DVD, visites « cadeau » d’artistes à des soirées de
prestige, et même main baladeuse sur une choriste mineure. Sans compter les
invitations à des spectacles et des avant-premières.
En plus, un important débat a lieu à l’assemblée pour recoller les
morceaux de 2008 et 2009.
Et les majors abreuvent leurs boites aux lettres de directives «
expliquées », d’éléments de langage à avoir et bien sûr de consignes de
vote.
Il en parle à son chef. Celui-ci avec un petit sourire lui demande de
faire en sorte de court-circuiter le résultat escompté. Un petit geste pour la
culture ne lui déplairait pas.
Durant quatre jours, les députés reçoivent, soit des menaces précises de
dénoncer leur corruption si ils sont présents pour le vote, soit des conseils
‘biaisés’ à l’inverse de la volonté réelle des lobbies.
Et le 22 décembre 2010, l’impensable : un serpent de mer repointe le bout
de son nez : La licence globale à nouveau « souhaitée » par le vote tardif de
l’Assemblée alors que les majors y sont farouchement opposées.
Ce qui permettra au ministre de l’intérieur d’être le « Deus ex machina »
pour les majors et un gouvernement en difficulté un mois plus tard. Seulement
cette fois, en ce début 2011, l’agitation sociale, sur le net est au plus haut.
Et l’homme à la sucette a compris le rôle qu’il pouvait jouer dans un proche
avenir.

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