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13 / 03 / 2006, 18:52

Enrôlé

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Avertissement avant lecture

 

 Le petit bijou technologique décrit a été en partie réalisé. C'est la synthèse mini équipement - liaison haut débit et machine virtuelle sur méga calculateur qui peut être une sacré idée pour demain (plus besoin d'avoir des processeurs individuels surpuissant, des méga disques durs (que la Sacem espère bien taxer un jour où l’autre) etc...)

 

 

 

Sonnerie de clairon dans l’appartement de Franck.

Réveil en sursaut. Agressivité maximum. Qu’est qui lui prend à ce #@[& d’ordinateur ?

 

Et sur l’écran, la mine réjouie de Bernard, son tuteur étale son demi cercle de dominos.

 

« Debout Franck, il est 14 heures »

« Mais chef, j’ai ma journée de libre ! »

« Et tu as eu une dure nuit, je sais. Enfin, dure, il faut relativiser. Comment va tu mon garçon ? »

« J’étais bien, jusqu’à cette horrible musique militaire »

« Un peu tard tout de même pour le «réveil du matin », soldat . Aurais-tu préféré un simple « garde à vous » ? »

« Assez avec vos références de bidasse en folie. Que me vaut un tel traitement de votre part ? »

« Mon cher Franck, je bataille pour toi depuis ce matin. Il faut dire que tu en as fait de belles cette nuit ! »

A cette évocation, Franck retombe dans un état béat et nostalgique. Il lui semble encore sentir contre lui le corps de Véra, sa douceur, son parfum…

Bernard rit

« Oui, il semblerait que tu aies tiré le gros lot. Et de quelle manière. Nous avons ri encore à la réception du compte rendu du taulier. Il a eu quelques plaintes et manifestement, quand vous êtes descendus, vous n’êtiez plus que l’ombre de vous mêmes mais vous ne vous en plaigniez pas. Ca a même calmé un des clients mécontents. Mais vois tu Franck, tu es un peu passé en direct une bonne heure chez les grandes oreilles avant qu’un supérieur fasse couper et que l’équipe se remettent aux autres écoutes en cours. Ce n’était pas toi qu’ils surveillaient et tu as foiré tous leurs plans. Sais tu avec quelle fille tu étais ?

- Elle s’appelle Véra, je crois, et elle est américaine.

- Elle s’appelle Véra Sanders, elle est officier de renseignements, et surtout la fille unique d’un très grand ponte de la World Company.

- En plus elle est belle

- Et intelligente. Diplômée de Harvard en français et espagnol classiques. Je me demande ce qu’elle a pu te trouver.

- Mon charme naturel.

- Je n’en doute pas, bien que je ne sois pas spécialement un spécialiste en la matière. En tout cas, le playboy étalon de service a sportivement reconnu qu’il n’aurait pas mieux fait que toi, et j’ai défendu ferme ta candidature. Il faut dire que lorsque tu es reparti à l’assaut la quatrième fois, tu en as impressionné plus d’un. Félicitation, elle est acceptée. Te voilà lieutenant du renseignement dans l’Armée Française Libre de l’Intérieur. J’ai fait valoir que tu ne pouvais pas avoir un grade inférieur à ta dulcinée, bien que je pense que tu aurais pu faire un excellent sous-officier. Je vais devoir te saluer mon garçon ;

- Vous plaisantez Chef, je ne veux pas

- Va voir dans ta boite aux lettres. Y’a une surprise »

Franck s’assoit devant le micro, saisit la souris.

Bernard éclate de rire, à s’en étouffer. Emu pour son poulain, ce rire salvateur lui permet de dissimuler ses sentiments.

« Pas celle-là, Franck, la vraie. Tu dois y avoir un colis »

C’est une première pour Franck. Un colis qu’il n’a même pas commandé. Curieux, il cède à l’envie d’invectiver son tuteur pour aller chercher un petit paquet.

 

Il en ressort une sorte de grosse calculatrice.

 

« Alors, elle est comment cette merveille ?

- c’est quoi ce truc ?

- c’est ce qu’il se fait de mieux aujourd’hui comme assistant personnel. C’est à la fois un micro ordinateur personnel, avec accès sur internet, un appareil photo numérique, un enregistreur, un téléphone, un navigateur, une balise argos, porte monnaie électronique avec argent de l’état en mission, et surtout un ange gardien. En mode assisté, tu es en permanence en contact avec un agent, voire bien plus pour t’aider dans ta mission .

- Vous plaisantez . Il est trop petit l’écran.

- En mode ordinateur, tu défais la petite patte a l’arrière et elle te sert de socle. Tu écartes le volet du haut et le volet latéral. Fais « on » sur le coté et un clavier est éclairé sur le bureau. Tu as aussi une zone rouge ou tu peux en y promenant le doigt diriger ta souris. Par le haut, l’image est projetée contre le mur blanc de préférence. Sinon, tu as un petit écran pliant dans les options qui se clipse à l’arrière du boîtier pour le transport. La webcam est bi-oculaire. Elle surveille et interprète la place de tes doigts pour saisir les caractères que tu désignes. L’autre oculaire est à 360° et informe de toute la pièce autours de toi. Un logiciel spécifique redresse ton visage et tes épaules pour te redonner l’air humain. La caméra enregistre en continu ou peut faire de très bonnes photos panoramiques.

Cette boite inclut une mémoire flash, et un modem wifi grâce auquel tu te connectes au supra net. Tu disposes alors de toutes les ressources d’ici (ordinateur virtuel) et non du petit processeur embarqué. Bien sur, tu as l’oreillette qui fait à la fois écouteur et qui interprète les vibrations de ta mâchoire et de tes joues pour retranscrire tes paroles. L’écran sert de navigateur et d’assistant personnel classique. Nul ne doit savoir ce que tu as entre les mains.

Cette petite merveille technologique vaut son pesant d’or. Pose ton index sur l’écran et enregistre ton empreinte comme mot de passe. Elle est à toi, si tu accepte le poste bien entendu.

- Pas question de me laisser manipuler . Je ne suis plus un gamin qui travaille bien à l’école parce qu’il a reçu un train électrique pour Noël. Je ne suis pas intéress…

- As tu songé que tu devrais arrêter de voir ta nouvelle conquête ? Si tu ne veux pas faire le travail, il faudra bien que quelqu’un d’autre le fasse.

- Et qu’est ce qu’il fait son père pour que sa fille aie autant d’importance ?

- Je vois que tu comprends vite. Son cher papa est juste celui qui a produit toutes les DRM de troisième génération. Mr Sanders senior était chef de département dans l’ancienne entreprise Microsoft à ce moment là. Là, il est juste numéro 30 de la world company et ses équipes se frottent à notre supra net de plus en plus souvent.

- Vous désirez quoi ?

- Pour l’instant, tu restes avec elle. Tu vas même lui donner un peu de ce qu ‘elle cherche pour que ses supérieurs en soit satisfaits. Mais le cas échéant, tu pourrais l’enlever…

- Pas question de lui faire du mal !

- … pour l’emmener dans une retraite terriblement romantique tandis que Beau Papa se ferait un sang d’encre. N’aie pas de remords. Elle est d’une vieille famille sudiste et je doute que tu correspondes pour lui au gendre idéal. Tu as besoin de nous si tu veux continuer à la voir, car dés qu’il saura pour toi, tu seras en danger.

- Je suis « vraiment » lieutenant ?

- Promis, mon gars. Si tu le veux bien sûr ! Ah, pour avoir la paix durant cinquante minutes, il faut appuyer là. Mais c’est liaison obligatoire toutes les cinquante minutes. Sinon on s’inquiète

- La quatrième fois, c’était au bout de trois heures. Je crois que vous êtes plutôt longs à réagir dans les services secrets avant de prendre une décision. Je n’ai pas d’arme ?

- Tu as ce qu’il faut où il faut pour ta mission actuelle. Le cas échéant, nous aviserons Mon Lieutenant»

 

© 2006