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06 / 04 / 2006, 22:36
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Novembre 2014.
Dans les bureaux souterrains des services de renseignements, un haut
gradé technicien du supra net section « Collecte du Renseignement » informe en
video-conférence les responsables du cercle citoyen des techniques et des moyens
mis en place pour « surveiller » les postes de commandements américains. Cette
information est une petite partie de la présentation du système défensif global
français à l’attention des grands gestionnaires du pays.
« La première étape a été la contamination du réseau informatique
américain complet dés que la première config s’est connectée à notre net. Le
supra net ne « s’écoule » qu’entremêlé dans le flux normal, et n’est pas
détectable par les pare-feu et anti-virus classiques. En premier passe un petit
module de gestion de fat supra net dans des secteurs déclarés défectueux dans un
premier temps. Ensuite le petit module ARN. Ce module reconstitue les différents
éléments de supra net comme le ferai l’ARN dans le corps humain. Il copie chaque
petite « pièce » reçue, archive l’original pour d’autre « exportations, et
assemble avec les copies le module, plus gros, qui va gérer l’installation du
gestionnaire de fichiers supra net dans les « fin de secteur ». Les secteurs «
défectueux » sont à nouveau rendus à l’usage normal.
Le module qui est ensuite assemblé est le module de mapping du réseau. Il
identifie une cinquantaine de configurations, avant de leur expédier, dés que
les échanges entre elles se font le premier petit module, puis le second, puis
les pièces détachées.
Il n’y a aucun transfert provoqué. Les machines suivantes seront
infectées au fur et à mesure des échanges, donc, pas de risque d’être détecté
par le pare-feu.
Au fur et à mesure de la réception en ligne, les différent modules sont
donc assemblés en zone indétectable sur le premier ordinateur, puis sur les
autres.
Chaque module est spécialisé et autonome: espionnage de certains éléments
du système, scan du disque dur, prise de contrôle potentielle, détection de mots
clé et … compte rendu par la ligne du net dés que possible. Une seule ligne ne
ramène pas grand-chose. C’est pour cela que tant qu’une transmission est
étroite, il y a stockage des fichiers résultats sur les lieux de collecte et
transmission choisie du type d’information souhaitée.
Mais, les américains se croient floués car on ne leur propose que du 100
Mbits par ligne. C’est d’ailleurs ce que leur indiquent tous leurs programmes de
test . Ils en mettent donc plusieurs. Et sans qu’ils ne s’aperçoivent de rien,
c’est du 1 térabit par ligne qui nous parvient.
Le plus intéressant, malgré tout, c’est de les espionner en direct. Mais
micro et webcam sont strictement interdits dans les salles ou se prennent les
décisions. Les installations ont été bâties par eux et sont vérifiées en
permanence. Et le wifi pour les transmissions est interdit. Impossible donc d’y
placer nos micro-caméras , qui seraient détectées par les sniffers spécialisés
reliés à leurs ordinateurs wifi de contrôle, qui font un maillage complet sans
communiquer eux même entre eux par Wifi. Un sniffer captant une émission
actionne une sirène. Point barre.
Pour le son, nous avons trompé les américains par un reste fossile d’une
époque dépassée encore présent sur tous les micros-ordinateur : Le haut parleur.
Bien que vibrant à cause des bruits internes d’une config, il est dirigé vers
l’extérieur. Un petit programme change pour le PC le haut parleur en micro. Le
son est compressé brut, les paquets sont identifiés avec l’adresse mac de
l’ordi, puis expédiés chez nous. Et là, nos programmes s’adaptent aux sons
reçus. Ils suppriment le bruit parasite récurrent en le reproduisant à
l’identique tout d’abord, puis en l’extrayant du son initial. On analyse alors
les perturbations provoquées par les bruits et les voix de la pièce qui sont
résiduelles de la précédente opération.
Tout ça peut sembler bien compliqué, mais en fait, nos ordinateurs font
ça avec un décalage de dix secondes environ avec la conversation
réelle.
Voila ce qui se dit à proximité de l’ordinateur numéro 1546 pour nous
situé chez nos collègues américains du renseignement.
(L’émission originale est en anglais mais un auteur bilingue tel que moi
se devait de vous la traduire pour que vous puissiez profiter de la qualité des
dialogues).
« Hier, j’ai rencontré une superbe gonzesse en boite. On a (censuré) » «
C’est comme moi, une blonde à forte poitrine qui (censuré) »
Eclat de rire chez quelques anglophones, peu nombreux
malheureusement.
« Et vous pouvez avoir des images ? » demande le numéro un des
visiteurs.
« C’est plus compliqué. Les matériels sont américains et une personne
devant connecter intérieurement à un ordinateur une mini caméra aurait perdu
beaucoup de temps. De plus, le montage serait facilement visible à la première
opération de maintenance et tous les ordinateurs seraient vérifiés.
Nous avons alors décidés de leur offrir des souris. En effet, toutes
leurs souris sont à fils (pas de radio) et connectées sur un port USB ultra
rapide, puisque un port USB peut servir à beaucoup de périphériques. La partie
avant de nos souris (a l’arrière de la main, opposée à la partie du fil) et les
deux cotés sont percés de façon très discrète, avec un angle de 30° avec
l’horizontale. Il y a derrière chaque trou une mini caméra à bulle avec une
optique de 1 dixième de millimètre de diamètre. En règle générale, une souris à
fil est dirigée à une hauteur de 70 cm vers l’extérieur d’un bureau . Avec une
optique type fish eye , on voit tout à 80 cm du bureau. Et le trou gauche permet
de voir le visage du droitier assis à coté de son plan de travail. En
utilisation, les doigts bouchent les trous. Mais ils est rare que deux personne
qui discutent utilisent en même temps la souris à 100 % Et dans les salles de
réunion, il y a toujours une souris qui voit. Sur une réunion, il y a la
probabilité de reconnaître toute les personnes présentes. Et puis, nous avons
identifié, depuis une semaine, toutes les voix. Les souris sont de moins en
moins utiles.
Nous utilisons une particularité optique qui veut que plus prêt un « œil
« se colle à un trou de serrure, et mieux il voit l’ensemble de la pièce. Puis
nous sélectionnons notre angle et en déformant notre bulle de liquide qui sert
de lentille par commande piezo microscopique, nous pouvons mettre au point et
zoomer sur le point de la pièce qui nous intéresse. L’intérieur de la souris est
visuellement le même qu’une souris classique. Et portant, il y a le reste de la
caméra. Nos ingénieurs sont très forts.
Il nous a fallu par contre identifier le lieu de leur réserve de souris
et par changement d’immatriculation de la caisse, faire que celle-ci ne soit
jamais ouverte. Puis leur expédier une caisse à nous. Enfin, provoquer dans
chaque lieu ou nous voulions une de nos souris une panne de la souris en place
(grâce à une modification de l’intensité de l’alimentation de celle-ci par le
port USB).
Il a fallu une intervention humaine pour dissimuler la réserve initiale
de souris. La mission a été réussie mais notre homme a été appréhendé alors
qu’il tentait de ressortir. Il s’est enfuit malgré les sommations au lieu de se
rendre et a été abattu par la garde début septembre. Il laisse une veuve et un
orphelin. Nous lui devons beaucoup.
Entendons et voyons nos deux interlocuteurs maintenant. »
(En anglo italien d’origine) « Elle avait des roploplos gros comme çà »
expliquait le major DAD à son colonel en joignant le geste à la
parole.
Dans l’assemblée, tout le monde comprit cette fois et éclata de rire. La
technique venait de démontrer que la tactique était efficace et portait ses
fruits.

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