Rafle au réveil  
 
Accueil
 
Les sujets du jour
 
Nouveaux Textes
 
Téléchargez
 
Sites conseillés
 
Guerre contre les Majors 1° Partie
 
Guerre contre les Majors 2° Partie
 
Guerre contre les Majors 3° Partie
 
Guerre contre les Majors 4° Partie
 
Guerre contre les Majors 5° partie
 
Guerre contre les Majors 6° Partie
 
Guerre Contre les Majors. Fin 1° tome
 
Biographie
 
Licence
 
Contact

 

13 / 04 / 2006, 18:41

Rafle au réveil

o:p> 

Elsa se réveille avant Christian. C’est lundi, jour de repos puisque Elsa fait des concerts les samedi et dimanche tandis que Christian fait la maintenance informatique du suivi des stocks de la grande surface du quartier.

Elle remonte son matelas sous elle (lit tête,pied et accoudoirs relevables) selon sa position favorite pré-programmée et s’installe en position semi assise, avec son petit micro portable de table de nuit sur son ventre et de la petite musique de chambre de l’ami Wolfgang aux oreilles grâce au casque sans fil.

Son petit micro de table de nuit dispose d’un mini clavier simple à touche sensitive, d’une petite surface tactile, d’un processeur 2 gigahertz basse consommation, d’un écran lcd 8 pouces, de deux giga de mémoire vive, d’un OS type linux intégré, d’une sauvegarde de type flash amovible et surtout d’une liaison wifi 200 mégabit avec l’ordinateur domotique.

Elle regarde le temps qu’il fait dehors. Splendide. Puis elle lit son « courrier ».

Le chauffage ne s’est pas allumé de la nuit. Il y a actuellement 20,52 degré dans toutes les pièces pour un taux d’humidité de 10%. Il n’y a pas eu d’interruption de courant. La porte de l’appartement est verrouillée depuis hier soir 22 h 57 mn 04 s, heure de son retour. Les volets des pièces de vie se sont ouverts à 7 heures. Ceux de la chambre sont toujours sur contrôle manuel. Le service de lavage global a récupéré le linge sale du week-end dans la BAL (Boite à linge – voir description en fin de texte). Le réfrigérateur signale deux produits ouverts déconseillés à la consommation depuis cette nuit quatre heures. Il prévient aussi que la petite lumière ne s’éteint plus lorsque la porte est fermée. Il préviendra un réparateur dans 24 heures si la situation perdure. Ces éléments « bavards » utilisent le courant porteur en ligne. Ainsi, le milieu wifi ne sert que pour les éléments autonomes.

Puis elle survole les messages des amis. Elle répondra plus tard. Elle lance la cafetière et le four électrique, dans lequel attendent depuis hier au soir quatre croissants à cuire.

La petite est chez sa grand-mère. La maison à eux. Et ils sont libres aujourd’hui.

5 mn plus tard, elle se lève pour aller chercher le tout à la cuisine. Un plateau, jus d’orange, café croissants, miel. Tout cela servi par une femme adorable en chemise de nuit affriolante. Ses jambes parfaites encore parfaites pour sa bientôt trentaine n’ont nul besoin de bas et sa poitrine encore ferme transperce littéralement la fine soie vert pomme. En entrant dans la pièce, Elsa saisit la télécommande et remonte légèrement le volet roulant. Le soleil s’invite par mille petits orifices et la pièce baigne dans une douce lumière. Pour un lundi matin, il en a de la chance Christian.

Une heure plus tard, le lit ressemble à un champ de bataille et le son de rires et des ébats aquatiques voisins indiquent que la guerre a changé de théâtre opérationnel, et qu’une nouvelle phase offensive s’annonce.

Et bien sûr, en plein milieu, malgré tous les progrès accomplis depuis Edison, le téléphone sonne au pire moment. La communication acceptée est automatiquement transmise au poste de la salle de bain, vidéo déconnectée. Christian abuse un peu de la vulnérabilité d’Elsa qui ne peut pas trop se défendre et doit contenir sa voix tout en suivant la conversation. Il s’arrête quand elle menace de mettre la vidéo et de crier « au viol ».

C’est une invitation par de bons amis pour le midi même. Il reste peu de temps et Elsa pense qu’elle tombe à pic, car elle ne savait pas encore ce qu’elle aurait préparé pour midi.

Christian fait la moue mais elle lui chuchote une promesse à l’oreille qui lui rend le sourire. Douche et toilette se font donc efficacement cette fois. Christian sorti le premier en profite pour refaire le lit. Il reste un instant dubitatif devant la configuration levé baissé des divers éléments justifiés par quelques acrobaties, puis rebaisse le tout et change les draps.

Elsa sort nue de la salle de bain et s’habille à même le placard (qui dispose d’une surface vitrée importante (et plus quand Christian y jette un coup d’œil lors d’ébats diurnes).

Christian a appelé un taxi. Ils descendent au pied de l’immeuble pour le prendre.

Un groupe de combat américain les y attend et les embarque dans le IAV Stryker M1130 modifié garé en stationnement interdit. Le char redémarre bruyamment dans un grand nuage de fumée noire.

 

 

• Le L.G.O.

En 2012, il a été décidé de rationaliser l’utilisation des ressources et de l’énergie afin de lutter contre le gaspillage. D’où une chasse aux équipements individuels inutiles.

Machines à laver et sèche-linges en ville sont des gaspilleurs d’électricité et d’eau potable.

Il fut institué le Lavage Global Obligatoire en ville. Evaluant la dépense d’un ménage pour pouvoir laver et sécher le linge, cette dépense fut mensualisée et divisée par deux

 

Il fut incorporé à chaque vêtement une étiquette électronique. Ils étaient classés en 3 catégories : eau froide, synthétique et eau chaude. Des laveries automatiques dont l’eau était recyclée furent installées dans tous les quartiers avec un système de ramassage. Cela donnait du travail à la société et les « ménagères » avaient leur temps de loisir augmenté d’autant.

 

Il suffisait de mettre le linge dans la Boite à Linge (BAL). Du coté appartement, une ouverture gérée par le système domotique. De l’autre coté, une ouverture que seul le personnel du pressing pouvait ouvrir. Quand il l’ouvrait, son appareil par magnétisme mettait à jour les étiquettes des vêtements contenus dans la BAL. Il les prenait, et remettait les vêtements lavés, séchés et pliés dans la DAL. Il effaçait alors les données. Il ne prenait pas de tas inférieur à 5 kg et en prenait 10 au maximum pour un même jour.

 

Une trieuse (1 pince par type de vêtements) récupérait les vêtements destinés à la machine destinée au lavage selon son type. Après les lessives et les séchages, le linge en vrac était dispatché sur un tapis roulant circulaire et chaque pince devait récupérer le linge d’un client et le mettre dans une panière. Quand la pince détectait qu’il ne restait plus de linge, elle sonnait. Un ouvrier lui changeait la panière, et elle prenait le linge d’un autre client.

 

Le linge dans la panière était ensuite plié. Tout le linge vendu à compter de 2012 était non repassable, et n’en avait pas besoin. Les anciens vêtements ne furent donc plus utilisés au fur et à mesure et furent recyclés. Les nouveaux étaient fabriqués selon des considérations écologiques, autant pour la fabrication que pour l’entretien et le recyclage. Le léger surcoût à la fabrication fut compensé par les économies réalisées sur le reste de la vie d’un vêtement. Chaque modèle devait être fabriqué durant trois années consécutives au moins. Ainsi la mode ne pouvait changer que tous les trois ans et ceci permit d’éviter une consommation effrénée gaspilleuse et imposer la fabrication de vêtements plus robustes.

© 2006