|
16 / 06 / 2006,
13:33
La nuit fut bonne. Merci les américains. L’homme à la sucette a profité
de l’opportunité de l’espionne qui lui a fait du plat. Il s’est montré empressé,
et a laissé croire qu’il était encore là une semaine. Plutôt dissert sur
n’importe quel sujet, jouant à l’homme éméché prêt à offrir à la première mata
hari venue les secrets les plus explosifs de la nation, écartant avec humour sa
couverture, sans pour autant éclairer le dessous, elle l’a suivi dans les draps.
Mais ce qu’il lui a dit d’utile tiendrait dans un dé à coudre. Elle aura encore
besoin de quelques leçons d’espionnage, mais il lui a appris quelques trucs
dérivés de son expérience et de ses séjours exotiques qui devrait lui faire
aimer le métier malgré sa faible moisson. Ce soir, par contre, elle sentira
passer le goût du lapin.
C’est le dernier jour de vacances pour l’homme à la sucette. Il a pris le
rythme et il compte bien en profiter pour ne rien faire. Il a choisi de passer
sa journée en bord de mer, seul à perte de vue. C’est tout l’intérêt des
premiers jours de juin. Si il fait beau, il suffit de s’aplatir dans un trou
pour être protégé du vent toujours un peu frais et on cuit tranquillement au
soleil.
Dans son sac, une bouteille d’eau, deux canettes de bière, un fromage et
du grâton (une sorte de pâté spécialité de Lormont à l’origine) dans le
compartiment isotherme. Dans l’autre, une bouteille de Listrac rouge (un médoc
forcément) de 50 cl , du pain de campagne, une orange. Et puis trois bouquins.
Un vieux San antonio et deux bouquins de science fiction pas trop pénibles à
lire. « Les cavernes d’Aciers » d’Asimov, et le «Testament d’outre-glaces « de
Jack Minier. Un classique et un contemporain.
Et bien sûr la crème auto-bronzante pour faire des envieux en sous-sol à
Paris.
Bob sur la tête, lunettes de soleil, short, tee-shirt et pieds nus dans
ses baskets, le numéro sept de l’espionnage français ressemble à n’importe quel
touriste un peu randonneur.
Mais le binoclard qui a décidé de se débarrasser de son traqueur sait à
qui il a affaire.
L’homme à la sucette sent la chaleur du ciment sous ses semelles. La
journée va être chaude. Le soleil tape déjà assez fort. Il aurait du partir plus
tôt. Son regard porte loin, ses yeux épousent les reliefs sablonneux, et se
heurtent à la sécheresse et la variété insoupçonnée de la végétation de la dune
fixée dite grise (ou lette) qui s’étend entre les parcelles de pins. A la
différence de la dune blanche, il y a un substrat superficiel autre que le sable
au dessus, ce dont les plantes bénéficient pour s’accrocher. Les brins d’herbes
sont en fait des touffes d’espèces différentes, amusantes, qu’il s’agisse de «
pied de poule », de « queue de lapin » , d’épi de canche ou de scléropoa, , les
feuilles sont parfois soit coupantes et hérissées d’aiguilles ( panicauts
champêtres ) ou velouteuses (diotis maritime, luzerne marine), les genêts à
balais en fleur sont fouettants, les ajoncs piquants. Les fleurs sont en
majorité petites et jaunes, et les quelques espèces blanches ou roses ne se
remarquent pas dans la vue globale. La propagation des espèces se fait le plus
souvent grâce à des rhizomes souterrains qui conservent l’eau, ou en mode
rampant .Les ronces, nombreuses, plus ou moins desséchées, couvrent de larges
zones et offrent au promeneur de maigres mûres acides. Quand aux mousses sèches
et squelettiques, elles craquent sous le pied du passant. Au loin, les pins ne
promettent aucune fraîcheur tellement leur ombre peut être étouffante. Seule la
plage, exposée au vent, peut rafraîchir.
On a beau voir loin, on n’avance pas plus vite. Mais l’homme à la sucette
traîne, perdu dans sa réflexion. Sa sueur s’élimine au fur et à mesure, et au
bout de trois kilomètres, à la frontière entre dune et bois de pin, il fait une
halte pour se désaltérer. Les cigales s’habituant à l’intrus reprennent leur
crissement envoûtant.
Il y a plus de quarante ans, il a déjà emprunté ce passage. C’était un
adolescent et il faisait la course en vélo avec son frère. Ils allaient
rejoindre des filles, rencontres éphémères de vacances à la plage. Les dunes ont
certainement bougé. Certaines parcelles de bois, ont été coupées, replantées,
mais ce paysage, dans sa globalité, n’a pas changé. Cette semaine, c’était la
première fois depuis la mort de son frère qu’il foulait un endroit qu’ils
avaient fréquenté ensemble. Ce frère, et son fils, non vengés, le
hantent.
Son visage assombri un instant se détend tout de même grâce à la quiétude
et la beauté des lieux. Il reprend sa marche d’un bon pied et après avoir quitté
le couvert, et progressé sur la dune blanche, franchissant le sommet de la dune
la plus élevée, il découvre en un instant l’océan atlantique en face de lui. Il
est happé par sa formidable grandeur car il occupe l’ensemble de son angle de
vision jusqu’à l’infini, baigné par son grondement puissant et son souffle
rafraîchissant . Durant une dizaine de secondes, il reste immobile à s’imprégner
de sa présence. (« Et je pense, écoutant gémir le vent amer, Et l’onde aux plis
infranchissables ; L’été rit, et l’on voit sur le bord de la mer, Fleurir le
chardon bleu des sables » Victor hugo « Paroles sur la dune », les
contemplations) Puis, homme libre, il s’avance confiant vers sa masse
accueillante, en prenant garde heureusement aux espèces protégées qui peuplent
la dune blanche, comme le pourpier de mer, la renouée maritime, diverses espèces
d’euphorbe et le charmant liseron des sables qui exhibe pourtant avec fierté de
grandes fleurs roses en cloche à cinq lignes blanches au milieu des oyats
omniprésents. Chanceux, il évite aussi les chardons bleus ou panicauts de mer,
redoutables car leurs feuilles sèches larges et piquantes sous le sable peuvent
piquer un pied de promeneur imprudent.
La marée est assez basse et il s’installe sur le flanc de sable
maintenant sec et durci nettoyé toutes les 12 heures par les vagues. Il est
ainsi bien incliné, et chaque fois qu’il va lever le nez de son bouquin, il aura
un beau panorama devant lui.
Après un petit bain de décrassage, l’homme à la sucette revient à sa
serviette
Il choisit le roman de Jack Minier (Testament d’outre-glaces) en songeant
qu’il puisse être rafraîchissant. Il s’octroie aussi l’ouverture d’une petite
canette dont l’écume est moins salée que celle de l’océan, et qui éteint le feu
piquant au fond de son gosier.
Puis, un petit bâtonnet à la fraise en bouche, il attaque la première
page au travers de ses lunettes de soleil.
La planète s’est réchauffée. Les glaces ont reculé. Et en été, le climat
est supportable aux pôles. On carotte. On trouve une chose qui ne devrait pas y
être. Un classique. Y’a en plus une pépée peu farouche. Un adolescent peut donc
espérer trouver une scène de sexe dans le livre. Page 50. La chose est devenue
un peu moins mystérieuse, un peu plus intéressante aussi. Mais on oublie la
fraîcheur polaire, car en local, il fait bien trente degrés alors qu’il n’est
que 10 heures du mat.
Allez, encore une petite cannette. C’est la dernière mais ce n’est pas
grave. L’eau chaude, ce n’est pas terrible, mais la bière chaude, c’est infâme.
Donc, il s’agit de ne pas la laisser réchauffer.
Il la boit lentement, face à l’océan. Il pense à ses collègues à Paris.
Il a bien fait d’être venu ici se ressourcer. En même temps, il aimerait bien
prolonger mais la situation ne le permet pas. Enfin, il doit être repéré et il
doit songer à sa sécurité. Il n’a pas voulu prévenir son bureau. Il vaut mieux
éviter un hélico en plein jour pour venir le chercher.
Il retourne se baigner. L’eau est fraîche, mais elle ne peut être aussi
froide et poisseuse que celles dans lesquelles il a grenouillé parfois. Elle ne
peut non plus être aussi chaude et transparente que celles des mers du sud où il
a séjourné un temps, quand il avait encore une famille.
Une famille qui existe toujours, mais qui le croit mort. Une femme qui
avait divorcé de toute façon, et des enfants qui étaient malheureux de ne pas
voir leur père assez souvent. Aujourd’hui, le sont il de ne plus en avoir ? De
n’en avoir jamais eu en fait.
Ils ne tremblent plus pour lui. C’est un soulagement pour eux. Quand il
était en ex-Yougoslavie, et que les médias faisaient leurs choux gras des
atrocités de part et d’autre, des snipers, des tirs de roquettes ou de mortier,
ses enfants faisaient des cauchemars, leur mère ne dormait plus.
Quand il a commencé sa guerre, en 2006, pour retrouver les assassins de
son frère et de son neveu, les menaces téléphoniques ont fini de briser le
couple. Depuis sa disparition en Afghanistan, dans l’explosion d’une grotte, les
siens après le deuil ont retrouvé la paix.
Et lui, après quelques modifications faciales, a repris du service
occulte. Et c’est vrai qu’il est aujourd’hui bien seul durant les
vacances.
Après le bain, encore du bronzing. Puis retour au Pôle.
C’est alors qu’un coup de pied violent lui fait lâcher son livre et lui
brise le nez
« Debout salopard ! »
Il lève les yeux. A travers un brouillard rouge, il distingue un pistolet
pointé sur lui.
Il reconnaît l’homme qui le tient. Un des premiers « repenti ». En fait,
un des plus mauvais parmi les « Binoclards ». Un informaticien en plus. Fort
heureusement, il a suivi peu de cours de supra net avant de disparaître. Mais
que fait-il là ?
« Il a fallu que tu me suives jusqu’ici. Ce n’était pas prudent. Je t’ai
vendu à nos amis Yankee qui auraient été très intéressés de t’interroger. Mais
après le compte rendu désespérant de leur agent, et le bordel de cette nuit, ils
m’ont laissé les mains libres. Il paraît que tu ne vaux rien, et ils ne m’ont
pas cru »
« Normal, tu es une ordure. »
« Ta gueule. Ecoute moi bien. Ton frère aussi faisait le malin, se
croyait supérieur, jouait la bravache. Et bien, il a fini par supplier qu’on
arrête de « jouer » avec son fils. Chacun a sa faiblesse. Tu dois avoir la
tienne, mais je m’en fous. Tu m’as fait enfermer par ruse. Tu m’as ensuite
traqué. Tu vas crever ici. »
« Un beau jour pour mourir, tu as raison. Vous étiez combien à vous en
prendre à mon frère et à son fils ? »
« Quelle importance ? Tu vas crever.
- alors tu peux me le dire.
- Nous étions quatre.
- Quels sont les trois autres ?
- Tu l’apprendras en enfer… »
Le binoclard prend son temps. Il aimerait que sa victime le supplie.
L’homme à la sucette ramasse son livre jouant l’indifférence. Il fait mine
d’enlever le sable entre les pages.
« Intéressant ce livre. Tu devrais le lire.
- tu as fini de te foutre de ma gu… »
L’homme à la sucette a violemment lancé le livre en direction de son
adversaire. Celui ci n’a pas le temps de parer et il en prend la tranche dans
les lunettes. Sa main se crispe sur la crosse de son arme et le coup part.
L’homme à la sucette est atteint à l’épaule gauche. L’artère n’est heureusement
pas lésée. Il ne ralentit pas son attaque vers l’avant pour autant. Ayant
atteint son adversaire, il écarte le bras armé qui lâche le pistolet dans le
sable.
La lutte se poursuit à coup de poings et de pieds. Le binoclard est tout
de même assez fort. Profitant d’une chute de son adversaire, il court vers son
arme.
L’homme à la sucette fuit alors vers la mer pour se réfugier dans les
vagues. Une balle siffle. Il plonge. Mais il ne nage pas assez efficacement à
cause de son bras blessé. La marée étant montante, les vagues ont tendance à le
ramener vers le bord. Il sent aussi ses forces qui diminuent.
L’autre le suit, avec de l’eau jusqu’à la taille. Il rage de ne pas
réussir à atteindre son adversaire. Encore une balle de perdue…
L’homme à la sucette décide de jouer son va tout. Il prend une vague qui
se brise et se laisse entraîner sous l’eau dans le rouleau. L’écume qui le
dissimule à son adversaire va peut-être lui permettre de l’atteindre par
surprise. C’est le cas lorsque son bras va cogner le genou du binoclard, puis
quand le reste du bonhomme le fauche grâce à la puissance de la vague. Les deux
sont entraînés plus au bord. Ils n’ont de l’eau qu’à mi cuisse quand celle ci se
retire. Le binoclard a lâché son arme. Le combat mains nues reprend à l’avantage
de celui-ci.
Un temps, il tente de noyer et d’étrangler simultanément l’homme à la
sucette, en lui maintenant la tête sous l’eau. Un coup de pied donné avec la
force du désespoir a permis d’éviter une apnée plus prolongée. Un deuxième
précipite le binoclard sur les fesses.
Mais il est retombé, par hasard, sur son arme. Il la sort de l’eau, et la
pointe vers sa cible.
L’homme à la sucette reste debout face à lui et le regarde dans les yeux.
L’autre tend le bras et vise la tête, plaçant son arme à la hauteur de son
visage.
« Va rejoindre ton frère. Je l’ai exécuté moi-même » et il appuie sur la
queue de détente.
La culasse du PA recule anormalement sous la pression des gaz, car la
balle reste bloquée dans le canon dans lequel subsistaient quelques gros grains
de sable. La chambre explose, la culasse se détache et frappe le binoclard au
front.
Il s’abat lourdement dans les 50 centimètres d’eau de la baïne qui se
remplit grâce à la marée montante. Il ne doit pas être mort, seulement évanoui.
Mais si il est encore vivant, il va bientôt remplir ses poumons d’eau de
mer.
L’homme à la sucette le regarde. Si il le tire sur le bord, il va pouvoir
l’interroger, retrouver les autres. D’un autre coté, il n’y a plus d’arme et il
est affaibli. Et les américains peuvent arriver d’un moment à
l’autre.
Et puis, il est encore en vacances après tout. Il retourne à son
campement, pour remballer ses affaires et filer. Il ramasse le livre de science
fiction, écorné et plein de sable. Pas vraiment assommant, comme il a pu lire
dans certaines critiques sur «La vera vox populi» d’un certain maître thésard,
mais assurément à éviter pour ceux qui ne veulent pas se faire un peu mal à la
tête. Pour les autres, un bon moment en perspective une fois les personnages
bien en place.
Moment qu’il lui faut reporter. Il ne va pas tarder à faire très chaud
pour lui dans le coin.
Un dernier regard sur le binoclard qui roule sur le sable entre deux
eaux. Les poumons doivent être remplis maintenant.
« Va rejoindre ton führer en enfer » l’épitaphe t-il in petto avant de
jeter son sac sur le dos et de rejoindre rapidement le couvert de la forêt de
pins maritimes.
Post Scriptum
Jack Minier est un auteur présent sur la toile. Il participe aussi
activement et avec abnégation sur
le site Odebi.org. aux débats DADvSI
Créateur de sites comme Diamedit.net et Cyberplumes.org, il préconise un
rassemblement d’auteurs littéraires d’une part, d’artistes en général, pour
monter une plate-forme de diffusion indépendante.
C’est le seul artiste professionnel et déclaré comme tel sur le site qui s’implique activement
contre DADvSI et qui défend la cause internaute. Il est pour trouver une
solution à la rémunération des auteurs, respectant le principe des droits
d’auteurs sans pour autant engraisser des intermédiaires,t presser l’internaute
comme un citron et espionner son usage du Net.
Sa biographie personnelle existe sur son site. Et ses écrits sont
nombreux sur le forum de Odebi.org. Je vous laisse donc le soin de découvrir et
apprécier l’homme et ses
idées.
Au fait, je suis un fan, et j’ai la chance de
pouvoir le contredire, car je ne partage pas toutes ses idées. Vous en
connaissez beaucoup, vous, des artistes qui s’impliquent actuellement sans
répéter les sottises soufflées par leurs « employeurs » ?
En outre (texte original mis
en ligne sur Odebi à la parution de cet épisode)
Je remercie, même si je ne leur ai rien demandé, les éditions Sud Ouest
et l’ONF, qui sous la direction de Mr Favennec, ont publié un « guide de la
flore des dunes littorales » qui m’a permis de trouver les noms de toutes ses
plantes bizarres qui ont stimulé mon imagination d’enfant durant mes vacances
scolaires. Les dunes littorales ont une flore bien plus variée qu’il n’y paraît.
Attention, ces plantes sont protégées. Il ne faut pas en ramasser à titre de
souvenir ou d’herbier car leur rôle est fondamental dans la fixation des dunes.)
Mais ce livre, aussi passionnant que scientifique, peut être l’occasion de
découverte et de jeu avec des enfants car l’œil au premier abord ne devine pas
toute cette diversité.
Je demande pardon à Jack d’avoir suggéré qu’un lecteur malavisé aurait pu
qualifier son livre d’assommant. C’était un clin d’œil à propos d’autres écrits
récurrents sur le site et non pas pour ses qualités d’auteur. J’ai essayé aussi
de bien sûr ne pas le raconter et de donner envie de le lire. J’espère qu’il
aura un jour une version papier, (version que je préfère pour un livre) ainsi
que pour ses autres œuvres.
Ce texte ne parait qu’aujourd’hui, parce que je
n’avais pas écrit les trois précédents. Le choix du livre sur la plage date de
plus de deux mois même si les détails des « circonstances de son utilité »
n’étaient pas encore au point Je suis ravi qu’il tombe le jour de l’anniversaire
de Jack .
J’ai la copie électronique du livre de Jack. Vous comprendrez bien
pourquoi il est hors de question que je la « partage » même si j’en fais de la
publicité. Non seulement je n’ai pas la permission de l’auteur, mais en plus, il
est possible de la lui demander en direct (après c’est lui qui voit).
D’ailleurs, il suffit d’aller sur diamedit.net pour en avoir des extraits, bien
que la « copie à trou » soit selon moi plutôt agaçante, comme méthode. Présenter
un ou deux chapitres aurait été comme appâter le lecteur. Car quand un poisson
commence à manger un ver, il aimerait le manger jusqu ‘au bout une fois qu’il
est bien accroché. J’en profite
aussi pour remettre ici le lien sur le livre sur la « gratuité » sur le net et
un lien sur la licence « Lyber ».
(liens proposés par ailleurs par Psychedelica
http://www.lyber-eclat.net/lyber/sagot1/gratuite.html
http://www.lyber-eclat.net/lyber/licence.html
http://www.lyber-eclat.net/lyber/lybertxt.html )
Sur ce lien, il y a une bonne approche des conditions d’échanges entre «
auteurs » et internautes selon moi . Je n’y ai personnellement aucun intérêt
financier. En effet, je n’ai aucun livre publié. Je voudrai faire un blog de
cette « guerre » pour faire mieux entrer dans l’ambiance et qu’elle soit moins
hermétique parfois. Et puis, je corrigerai les fautes de frappe, les erreurs de
syntaxe, voire un peu la forme car certains ont été écrits trop vite . Et si je
dois faire un livre, ce sera pour avoir le même plaisir que pour écrire sur
Odebi ,et petit à petit, ou quand je serai à la retraite.
Néanmoins, je comprends ceux qui veulent en faire un métier ( ou dont
c’est le métier). Et je voudrais dire à Jack (non, ne répond pas) de plus se
consacrer à ses livres qu’aux droits d’auteur, même si son combat dans la
recherche d’un net-commerce équitable est louable. Enfin, on ne combat pas tout
seul et pour les autres, et on ne doit pas se tromper d’ennemi.
Bon
anniversaire Jack
Signé
Un fan

|