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RSF prépare pour le 8 novembre une journée contre la censure de l'internet. Mais cette censure, réduite à 13 pays, est pourtant présente sous diverses formes et partout.
Bien sûr, mon site soutient l'action de RSF.
Mais il vaut aller au-delà en dénonçant toutes les formes de censures qui aujourd'hui ont libre court sur le Net plus celle qui se prépare, chez nous, en France, dans les sombres couloirs du ministère de la …Culture.
Car « Culture » rime avec censure et hypocrisie spécialement depuis 2004 et la mise en place de la LEN. Le pire, c'est que cette loi, qui installe une épée de Damoclés sur chaque bloggeur, voire chaque posteur, alourdit aussi la création d'un site et décourage toute mise en place de forum. Un site qui n'a pas de modérateurs qui veille 24 h /24 risque un procès à tout moment.
Les procès, seuls les gros en font (aux plus petits) et ne les craignent pas (entre gros, ils s'arrangent, parfois au mépris de la Loi).
Aujourd'hui, les « menaces » se précisent : Cf cet article
Sur la censure, comme l'indique le rédacteur de l'article
« Or il y a deux manières de censurer Internet. La manière franche, à la chinoise, est de cacher le contenu que l'on désire mettre à l'écart, d'en prévenir l'accès pour que personne ne puisse le découvrir. Puis il y a la manière sournoise, "démocratique", qui vise à valoriser au maximum le contenu que l'on préfère mettre en avant, pour mieux décrédibiliser le contenu que l'on ne contrôle pas. »
Et alors, on propose des choses aberrantes du genre « … redevient essentielle la certification, c'est-à-dire la signature par un journaliste parce que ça garantie l'authenticité. »
Ce genre de « c'est vrai, c'était dans le journal », c'est un postulat du même acabit que le reportage de la création par Dieu en 7 jours retranscrit dans la Bible. Autant la foi peut s'attacher au dogme, autant l'authenticité ne peut pas.
Le rédacteur cite aussi un journal citoyen exemplaire (site que je fréquente assidûment)
« Le journalisme citoyen (dont AgoraVox est le journal leader en France) s'est imposé partout dans le monde comme une alternative au journalisme traditionnel, organisé en oligopole sur un marché dont l'accès était jusque là réservé à une poignée d'industriels »
Las, une initiative malheureuse anti-trollage s'en prend aux commentaires des lecteurs. Et les mesures prises pour dissuader de vilains vomisseurs d'invectives sont détournées pour étouffer les avis opposés aux siens. La majorité, et surtout des tricheurs votant plusieurs fois, dissimulent des contenus en les enfermant dans le petit sac prévu pour les vraies déjections, ce qui fâche évidemment les victimes.
Le ridicule tue. Mussolini l'avait bien compris en faisant boire de l'huile de ricin (déjà c'est pas bon, ensuite, c'est tellement laxatif que la victime aux sphincters incontrôlables est hors d'état de nuire pour un petit moment. Enfin, l'image et l'odeur laissent au public une mauvaise impression tenace.) Mais celui qui ne connait pas la honte peut parader ensuite avec superbe devant les imbéciles rieurs du triste spectacle précédent de l'humiliation de la victime.
Malheureusement, ces blogs citoyens, non certifiés (un peu comme les engrais naturels face aux engrais chimiques certifiés), risquant les procès et pré-coupables de mensonges risquent, soit à terme être interdits, soit péricliter, soit être infiltrés par les « medias traditionnels » qui, comme les majors de la musique et du cinéma ont fait fermer des sites de P2P pour permettre le developpement des leurs (histoire de profiter de l'habitude prise par les internautes de télécharger plutôt que d'acheter en magasin) dans l'espace laissé libre et payé par les précurseurs.
Les journaux citoyens ont habitué les internautes à lire sur leur écran. Les medias nous feront payer des abonnements virtuels où nous n'aurons qu'une information contrôlée, c'est-à-dire conformes à leurs intérêts. Les marchands de plastique ou de papier n'ont pas été capables d'être des pionniers. La « civilisation » écrase pionniers et indiens et « ré-installe » ses serfs stupides dans ce nouvel environnement, où ils peuvent retrouver les mêmes mensonges, les mêmes histoires stupides et les mêmes publicités.
En conclusion, je reprends celle du rédacteur
« Dans ce cadre, le projet de RDDV peut faire craindre le pire pour la liberté de l'information sur Internet. Derrière la lutte de façade contre le piratage, c'est en fait la perte de contrôle sur la diffusion des contenus qui est en ligne de mire. »
C'est vrai puisque c'est pas du bricolé « fredleborgne »
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